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==== L’oubli de ma dette envers Waddah (juillet-août 2004 / février 2006) ==== | ==== L’oubli de ma dette envers Waddah (juillet-août 2004 / février 2006) ==== |
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//Je colle ci-dessous un texte assez riche, tiré de [[fr:atelier:textes:ebauches:20210724-prepubliables]] (2 août 2021, texte n°4). Ici il s’agit d’approfondir mes rapports avec Waddah à mon retour en juillet 2004 et les années suivantes, à la lumière des révélations de l'histoire familiale ([[..:contextes:maryam]]- **à lire d'abord**).// | //Je colle ci-dessous un texte assez riche, tiré de [[fr:atelier:textes:ebauches:20210724-prepubliables]] (2 août 2021, texte n°4). Ici il s’agit d’approfondir mes rapports avec Waddah à mon retour en juillet 2004 et les années suivantes, à la lumière des révélations de l'histoire familiale ([[fr:comprendre:contextes:maryam]]- **à lire d'abord**).// |
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[{{ https://media.taez.fr/images/HAWDH/Waddah/WaddahJacynthe.jpg?300|Waddah sur les hauteurs d'Aden (octobre 2003)}}] | [{{ https://media.taez.fr/images/HAWDH/Waddah/WaddahJacynthe.jpg?300|Waddah sur les hauteurs d'Aden (octobre 2003)}}] |
Au cours des dix-huit mois suivants (2004-2005), Ziad connaît plusieurs expériences professionnelles dans la capitale Sanaa, cette fois comme contrôleur financier. Au-delà de son diplôme, ces postes exigeaient d’être introduit dans les milieux du pouvoir économique. À mon retour en février 2006, Waddah se vantera d’avoir été l’artisan de sa réussite, d’avoir tout fait pour l’aider, seulement Ziad n’a pas été raisonnable. | Au cours des dix-huit mois suivants (2004-2005), Ziad connaît plusieurs expériences professionnelles dans la capitale Sanaa, cette fois comme contrôleur financier. Au-delà de son diplôme, ces postes exigeaient d’être introduit dans les milieux du pouvoir économique. À mon retour en février 2006, Waddah se vantera d’avoir été l’artisan de sa réussite, d’avoir tout fait pour l’aider, seulement Ziad n’a pas été raisonnable. |
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Aujourd’hui je comprends ce que Waddah cherchait à me dire : il est effectivement probable qu’après son premier échec professionnel, Ziad se soit rapproché de Waddah pour profiter de ses relations. Il y avait là une rupture dans le fonctionnement de cette famille (voir Texte n°2 : Waddah et [[..:contextes:maryam]], sur l'arrière-plan familial et historique) : jusque là, les deux branches avaient toujours été en compétition, la branche de Maryam cherchant à maintenir les conditions de son indépendance, en construisant sa propre //baraka//. Donc par le simple fait qu’il sollicitait l’aide de Waddah, Ziad commençait à détricoter l’équilibre de sa propre famille. Mais pour lui, cette baraka avait perdu son sens (basculement psychique qu’on peut décrire comme une décompensation((Cela ne me pose absolument pas problème d’utiliser le mot « décompensation » - de penser la « réalité » de la folie de Ziad, et de l’envisager sous l’angle de la psychiatrie. Quelle que soit cette réalité, la psychiatrie ne reste qu’un point de vue sur le réel, que l’on adopte lorsqu’on ignore l’origine du basculement, qu’on n’y a pas d’accès. Adopter le point de vue psychiatrique n’est pas un problème intellectuellement, mais c’est contradictoire avec ma démarche d’ethnographe, dans laquelle je m’efforce de comprendre l’effet induit par ma présence (en quoi j’ai été moi-même le catalyseur de cette décompensation).\\ Il faudra développer…)), déclenchée par sa déroute lors de mon premier séjour). | Aujourd’hui je comprends ce que Waddah cherchait à me dire : il est effectivement probable qu’après son premier échec professionnel, Ziad se soit rapproché de Waddah pour profiter de ses relations. Il y avait là une rupture dans le fonctionnement de cette famille (voir Texte n°2 : Waddah et [[fr:comprendre:contextes:maryam]], sur l'arrière-plan familial et historique) : jusque là, les deux branches avaient toujours été en compétition, la branche de Maryam cherchant à maintenir les conditions de son indépendance, en construisant sa propre //baraka//. Donc par le simple fait qu’il sollicitait l’aide de Waddah, Ziad commençait à détricoter l’équilibre de sa propre famille. Mais pour lui, cette baraka avait perdu son sens (basculement psychique qu’on peut décrire comme une décompensation((Cela ne me pose absolument pas problème d’utiliser le mot « décompensation » - de penser la « réalité » de la folie de Ziad, et de l’envisager sous l’angle de la psychiatrie. Quelle que soit cette réalité, la psychiatrie ne reste qu’un point de vue sur le réel, que l’on adopte lorsqu’on ignore l’origine du basculement, qu’on n’y a pas d’accès. Adopter le point de vue psychiatrique n’est pas un problème intellectuellement, mais c’est contradictoire avec ma démarche d’ethnographe, dans laquelle je m’efforce de comprendre l’effet induit par ma présence (en quoi j’ai été moi-même le catalyseur de cette décompensation).\\ Il faudra développer…)), déclenchée par sa déroute lors de mon premier séjour). |
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