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Ani et Gaza
Self Evident (extrait de trois minutes)
2024-06-17
Sur son compte facebook il y a quelques semaines, Ani Difranco a posté une vidéo d’elle-même il y a 22 ans, disant ce poème à la télévision. Accompagné de ce commentaire laconique : « 2001/2024, it’s still self-evident ».
En même temps si les Palestiniens sont sous les bombes, c’est bien à cause de la faiblesse des gauches occidentales. Faiblesse historique, terminale. Alors même que les démocrates sont au pouvoir aux Etats-Unis, les positions de Donald Trump font la pluie et le beau temps pour tous les acteurs internationaux. En France, ça donne la dernière idée de génie du Président Macron : retrouver le pouvoir en le donnant au Rassemblement National. En Occident aujourd’hui, tous les responsables politiques « raisonnables » ont besoin de l’extrême droite, pour dissimuler l’impuissance de leur hégémonie. La campagne de la gauche ces jours-ci ne fait pas exception : tragiquement galvanisée par son statut de « dernier rempart contre l’extrême droite », elle fait comme si l’échec du macronisme n’était pas un peu le sien. Le « Front Populaire » convoque l’Histoire, et fait le pari de l’amnésie. Cette gauche incapable de s’entendre sur la crise de Gaza, le plus scandaleux massacre de notre temps, prétend encore apporter des jours heureux à ses concitoyens, les congés payés et tout et tout, avec la nostalgie vintage d’un mauvais clip de pub.
Ce que j’aime le plus chez Ani Difranco, c’est qu’elle a su débrayer – c’est bien ce qui lui a permis, après le 11 septembre, de porter une parole juste. À chaque stade de sa trajectoire artistique, elle a su descendre de la scène, de cette différence statutaire artificielle que la musique instaure entre l’artiste et son public.
De même la pensée sociologique*, entre le chercheur et la société, instaure une estrade artificielle dont la Gauche, elle, n’arrive pas à descendre. C’est pourquoi je m’obstine à raconter mon histoire. Et le soutien que je n’arrive pas encore à trouver dans la tradition musulmane, je continue de le trouver chez Ani.
Sur ce site, je raconte en détail comment j’ai été amené à confondre islam et homosexualité, dans le cadre bien spécifique d’un « terrain ».
1) Je décortique le déroulement de mon premier séjour en 2003 : comment la tenue de mon carnet de terrain, à partir de la fin du mois de juillet, finit par m’acculer au mois d’octobre à une transaction sexuelle inconcevable, innommable et longtemps innommée (il a fallu attendre quinze ans, et l’effondrement de ce pays, pour que j’écrive publiquement sur cette histoire).
2) En juin 2004, je décide de croire en mon « homosexualité », au moment de retourner sur le terrain, à travers les pages du mémoire que je viens de rédiger. Une sorte de puddle dive, « plongeon dans une flaque d’eau ».
Bon, j'écris sur Puddle Dive et je reviendrai plus tard terminer celui-ci. Il faut que je pose les différents morceaux, sinon je ne vais jamais finir ce texte…
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